On peut dire que les médias sociaux, alimentés par les images croqués par les téléphones intelligents, ont permis aux citoyens de contribuer à la couverture intérieure du conflit. Mais peut-on vraiment parler de journalisme ? En fait, le caractère public des échanges sur les médias sociaux ne leur confère pas nécessairement de qualité journalistique. Les médias sociaux seraient plutôt selon certains «le perron d’Église moderne» (Fortin, 2012). Un endroit pour échanger informations, opinions et anecdotes mais aussi pour médire… En effet, bien que les réseaux sociaux aient permis la diffusion d’images et de témoignages qui ont levé le voile sur certains aspects du conflits peu couverts par médias traditionnels, ils ont aussi été la scène permettant une certaine parodie du conflit. Ainsi durant la grève, « d'innombrables montages photos, montages vidéo, images satiriques ou parodiques ont été massivement partagés » (Courcy, 2012). Et comme sur le perron de l’Église d’antan, tout est permis; il appartient donc au citoyen de démêler les vraies nouvelles des commérages...
Fortin, Pierre-Olivier. 2012. «Les médias sociaux, le perron d'église moderne ». [En ligne] URL : http://techno.lapresse.ca/nouvelles/internet/201205/27/01-4529028-les-medias-sociaux-le-perron-deglise-moderne.php . Consulté le 8 novembre 2012.
Courcy, Roch. 2012. «Le conflit étudiant
parodié par les réseaux sociaux». [En ligne] URL : http://fr.canoe.ca/techno/mediassociaux/archives/2012/06/20120613-150847.html.
Consulté le 8 novembre 2012.
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